Villa Dolorosa

De Rebekka Kricheldorf et mise en scène de Georges Lini

20 → 23.04.2022

Grande Salle

Dates et heures

Qu’est-ce que je peux faire ? j’sais pas quoi faire

Un « Tchekhov contemporain », on boit du champagne, on écoute des vinyles punks, on gargarise de grandes formules, on se suicide un peu, mais on n’avance pas.
Ce vaudeville existentiel décrit une réalité sociale qui nous concerne drôlement.

C’est l’histoire d’une famille ironiquement appelée Freudenbach (ruisseau de joie).

Irina, Macha, Olga et André doivent leurs prénoms à des parents russophiles admirateurs de Tchekhov. Dans leur monde, où la culture ne leur semble d’aucune aide, puisqu’à l’ère du matérialisme effréné il n’y a plus de place pour l’utopie, ils semblent tous vaincus par l’apathie, incapables de donner un sens à leurs vies, de trouver le bonheur ou quelque apaisement.

D’anniversaire en anniversaire, Irina, éternelle étudiante ayant du mal à quitter son lit, se plaindra de la musique, des invités, des cadeaux reçus… Olga, enseignante, deviendra directrice d’école, Macha s’étiole dans un mariage sans amour et voit son amant l’abandonner. André oubliera d’écrire, accaparé par la nécessité de gagner de l’argent pour faire vivre sa famille.


Il vaut mieux en rire parce que le rire, justement, ça ne sert à rien, et que c’est le meilleur hommage à rendre à la vie.

« Carnage verbal » : Chez Tchekhov, il y a des non-dits, de la bienséance. Mais avec l’auteure contemporaine allemande Rebekka Kricheldorf, c’est tout à fait le contraire. Les sœurs sont tellement proches qu’elles se permettent de tout se dire. Il n’y a pas de temps mort, pas de non-dit, pas de filtre.

« Nous revisitons les textes du répertoire pour faire en sorte que ces textes rejaillissent dans nos consciences pour y trouver l’universel de ce que nous vivons, la brûlance contemporaine, le vacarme de notre actualité » Compagnie Belle de nuit

 « Ici, la langue est vivante, crue, violente. Les dialogues sont étourdissants et virtuoses et les interprètes nous entraînent avec délectation dans la peinture d’une bourgeoisie sans repères qui ne parvient pas à donner du sens à sa vie. » Bernard Debroux – Revues Alternatives Théâtrales.

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