Une tragédie familiale aux confins de la taïga sibérienne
La disparition d’un monde sous l’œil des caméras et à hauteur d’enfants.

C’est l’histoire de deux familles qui se sont extraites du monde moderne pour vivre en paix avec la nature. Mais au bout de quelques années passées dans un environnement tout aussi hostile qu’enchanteur, les méfiances et les ressentiments débordent. D’un côté la forêt, et au-delà de la barrière, le territoire de l’autre. Entre guerre de territoires, braconnage, incendies, et une vie qui doit composer avec la nature et les animaux sauvages, se joue un drame épique, un conflit ancestral. Librement inspiré du film documentaire «Braguino» de Clément Cogitore, «Kingdom» – dernier volet d’une trilogie commencée avec «Tristesses» et «Arctique» – traverse trois décennies d’une histoire familiale, sous le regard d’une équipe de cinéma passée par-là. C’est une lutte sans merci pour la survie, un royaume dans la forêt vu à hauteur d’enfants. À travers le ressenti de cette nouvelle génération, captive d’affrontements qu’elle n’a pas choisis, la metteuse en scène Anne-Cécile Vandalem nous conte l’échec d’une utopie, d’une communauté impossible, un monde en train de disparaître et que les plus jeunes devront réinventer.

Création au Festival d’Avignon en juillet 21.