Sylvia

Librement inspiré par Sylvia Plath, Virginia Woolf… Mise en scène : Fabrice Murgia/ Compagnie Artara

17 → 19.02.2022

Grande Salle

Dates et heures

« Je gagne ma liberté en rognant sur mes heures de sommeil ».

Sylvia, c’est Sylvia Plath, une poétesse américaine des années 50 et 60 et une des figures de proue d’un féminisme plus poétique qu’engagé.

Toute sa vie, elle se débattra entre son désir de correspondre au rêve américain (épouse et mère parfaite) et son besoin irrépressible d’écrire. Une vie brève et intense marquée par les dépressions et brutalement interrompue par un suicide à l’âge de trente ans.

Et c’est le féminin qui domine le plateau de tournage – on est au théâtre, on est au cinéma – : des comédiennes, des musiciennes, des techniciennes, d’âges, d’origines et de langues diverses.

Rythmé avec la magnifique Ann Pierlé et son Quartet, on assiste en direct à la réalisation d’un film sur Sylvia Plath, projeté sur écran et à son « making off ».

 

Et tandis que les spectateurs prennent place, ces filles s’approprient déjà l’espace, déambulent ou échangent quelques mots, légères et court vêtues à la mode des années 50-60 : robes fleuries et virevoltantes ajustées à la taille, hauts talons et ongles vernis.
Chacune, à tour de rôle, incarnera le personnage complexe de Sylvia Plath.
Un spectacle musical à la lisière du théâtre et du cinéma.

« Il y a en moi une voix, qui refuse de se laisser réduire au silence. »

« (…) mon rêve à moi n’est pas le rêve américain : c’est d’écrire des histoires de femmes drôles et tendres. Mais je dois aussi être drôle et tendre, et non une femme désespérée, comme ma mère. » Sylvia Plath, le 9 août 1962.

« Ce que je redoute le plus, je crois, c’est la mort de l’imagination. Quand le ciel, dehors, se contente d’être rose, et les toits des maisons noirs : cet esprit photographique qui, paradoxa-lement, dit la vérité, mais la vérité vaine, sur le monde… » Sylvia Plath – Carnets intimes

 

« Nous qui avons si longtemps regardé ces spectacles pompeux dans les livres ; ou qui avons observé, cachées derrière les rideaux d’une fenêtre, les hommes cultivés quitter leur maison vers neuf heures et demie pour aller au bureau et retourner à la maison vers six heures et demie revenant d’un bureau, nous pouvons nous aussi, quitter la maison, monter ces marches, entrer et sortir par ces portes, porter des perruques et des robes, gagner de l’argent, rendre la justice. […] Les questions que nous devons poser, auxquelles nous devons répondre, à propos de la procession, sont d’une telle importance en cette époque transitoire qu’elles pourraient bien modifier l’existence de tous les hommes et de toutes les femmes, et à jamais. Car nous allons nous demander, ici et maintenant : désirons-nous la rejoindre cette procession ? Et, surtout, quelles conditions accepterons-nous ? Où nous conduira-t-elle, cette procession d’hommes cultivés ? » – Virginia Woolf, « Trois guinées », 1938, traduction de Viviane Forrester, édition Des femmes, 1977.

 

 « Sylvia est spectaculaire. Magnifique, organique, poétique, troublant » L’Echo

« Avec Sylvia, Fabrice Murgia signe son spectacle le plus ambitieux à ce jour. Hors du commun, nécessaire et beau à en frissonner » Le Vif

« Un spectacle éblouissant qui questionne la création au féminin » RTBF

Distribution

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