La dernière nuit du monde

De Fabrice Murgia et Laurent Gaudé

24 → 26.03.2022

Grande Salle

Dates et heures

Peupler la nuit pour désengorger le jour…

Et si nous en finissions avec la nuit ?
Si, enfin, notre planète fonctionnait 24h/24, sept jours sur sept, grâce à l’invention d’une pilule révolutionnaire ?
En partant de ce postulat, le metteur en scène et comédien Fabrice Murgia et l’écrivain Laurent Gaudé nous entraînent dans une histoire aux allures de série, où le personnage principal se met à enquêter sur la disparition de sa femme. Dans un monde maintenu en éveil par le néo-libéralisme, il croise le rouleau compresseur des sociétés marchandes, des gouvernements affaiblis, mais également une résistance incarnée par un étrange enfant-oracle ou le Mouvement Nuit Noire…
Un conte, politique et poétique, sur la disparition de la nuit : ce monde de l’obscurité, des étoiles, du sommeil, ce « dernier bastion de résistance de l’humanité qui indique que l’Homme n’est pas encore une machine, qu’il a besoin de dormir ! » Fabrice Murgia

Création au Festival d’Avignon en juillet 21

La nuit questionne nos vies, interroge notre finitude.
Laurent Gaudé

« La nuit a toujours été le royaume de la liberté et de la peur, un espace où les frontières s’estompent, où tout change d’aspect et de sens, dans l’ivresse ou dans l’effroi. La nuit questionne nos vies, interroge notre finitude. Déjà dans « L’épopée de Gilgamesh », le héros mésopotamien voulait tenter de s’affranchir du cycle du sommeil : tenir éveillé plus de six jours pour devenir immortel. Des siècles plus tard, sommes-nous sur le point de réussir là où il avait échoué ? Et si oui, que serons-nous dorénavant ? Une humanité à la fois éternelle et fatiguée ?

Peut-être la nuit nous contemplait-elle aujourd’hui avec pitié, nous qui ne savons plus dormir ? Peut-être est-il temps d’écouter sa voix et d’accepter qu’elle nous ravisse ? »

– LAURENT GAUDÉ –

 

La pièce a été inspirée par l’essai de Jonathan Crary : « 24/7 Le capitalisme à l’assaut du sommeil » qui s’intéresse aux multiples façons par lesquelles l’Homme s’efforce de mettre fin à la nuit. La nuit en tant que telle c’est-à-dire l’absence de lumière, de soleil. Mais aussi la nuit qui induit le sommeil, une fonction vitale.

 

Romancier, nouvelliste et dramaturge, Laurent Gaudé reçoit le prix Goncourt des lycéens en 2002 et le prix des Libraires 2003 avec « La Mort du roi Tsongor ». Il obtient le prix Goncourt en 2004 avec « Le Soleil des Scorta » qui le révèle au grand public. Homme de théâtre dès le début de sa carrière d’écrivain, il est également passionné par les contes et légendes, la mythologie, l’histoire et les civilisations anciennes, les voyages et l’actualité. Son œuvre, traduite dans le monde entier et couronnée d’un succès public et critique, est publiée par Actes Sud.

 

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