Joëlle Sambi – C’est la vie

DOUX MOIS D'AOUT

24 → 25.08.2021

Cour de l'école Notre-Dame (A l'arrière du Théâtre)

Dates et heures

« Soirée combinée » : slam + théâtre

 

SLAM – Joëlle Sambi et les Midis de la poésie – 19h / cour de l’école Notre-Dame

L’où vais-je traduit en où irions-nous?  De terreau post-colonial en terres d’origines, l’artiste Joëlle Sambi mélange les langues, pénètre le monde dans la ferveur et la rigueur de travail.  Viscères et réaction. L’où fais-je croissant vers le nous le ferons. Sa voix de migrante, lesbienne, afroféministe, exilée permanente écrit non pas pour en vivre, mais pour en abuser, jusqu’à s’entendre vivre. Colères et création.

Née le cul sur une frontière linguistique entre Bruxelles et Kinshasa, Joëlle Sambi dit, crie, écrit des nouvelles, romans, slams, poèmes, documentaires, espaces radiophoniques, lieux militants. Cette liste non-exhaustive des traces qu’elle arpente. Lacis de luttes-désirs-nécessités. Meuffe-nomade qui soulève, relève, enlève des strates aux cases de l’identité normative en ponçant du texte, huilant de l’image, savonnant la scène.

Depuis 2003, ses titres en solo ou collective entamant le monde. Son premier recueil de poésie Caillasses (Ed. L’arbre de Diane) est sorti cette année.

 

 

THEATRE – C’est la vie – 20H30 / grande salle

De Mohamed El Khatib

« C’est la vie » est une démonstration d’amour inconditionnel. C’est ce qu’il reste quand vous avez perdu l’essentiel. Une expérience intime, esthétique et politique.

Cette performance documentaire met en scène deux comédiens, Fanny Catel et Daniel Kenigsberg. Deux acteurs, deux parents qui ont chacun perdu leur enfant. La fille de Fanny avait 5 ans. Le fils de Daniel, 25 ans. Cela a eu lieu et c’est irrémédiable. Ils jouent leur propre rôle. Ce spectacle est une performance documentaire, sur le fil mais sans ambiguïté, parce que menée par ceux qui savent qu’il y a un Avant. Et un Après.

Lors de sa précédente création accompagnée par le CDN, Finir en Beauté, Mohamed El Khatib entrait dans le vif de la mort : celle de sa mère, dont il avait consigné les derniers instants de vie. Un théâtre ancré à même le réel. Mohamed El Khatib, auteur et metteur en scène, n’en a pas fini avec la perte de l’être aimé. Avec la même délicatesse que lorsqu’il « collectait » différents matériaux pour rendre compte du processus de son deuil, il a réalisé de nombreux entretiens avec ses comédiens. Avec bienveillance et humour, il a su faire de ces histoires intimes un acte de partage, donc un acte de théâtre.

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Faire le deuil : expression stupide qui laisse entendre que celui-ci est un travail dont nous viendrions à bout comme de tout labeur avec un peu de bonne volonté et d’application.

[-] : Le tiret sépare deux dates. Pour ma mère par exemple, 1950-2012. Toute sa vie est contenue dans ce tiret. Pour un enfant, c’est beaucoup plus court.

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