Jean-Pierre Vincent

C’est avec joie que nous  retrouverons Jean-Pierre Vincent la saison prochaine pour nous faire re(découvrir)  un classique : « En attendant Godot ».

Jean-Pierre Vincent est né à Paris en 1942.   Pour lui, tout commence en 1958, au Groupe théâtral du Lycée Louis le Grand à Paris. Aux côtés de Patrice Chéreau, il se fraie un chemin vers le « professionnalisme ».

Dix ans plus tard, juste après Mai 68, l’acteur Jean-Pierre Vincent ose franchir le pas de la mise en scène avec C’est La noce chez les petits bourgeois de Brecht.Il vient aussi de rencontrer Jean Jourdheuil, avec qui il monte une compagnie : Le Théâtre de l’Espérance. Après un bref passage chez Peter Brook, pour l’ouverture des Bouffes du Nord, Jean-Pierre Vincent est nommé en 1975 Directeur du Théâtre National de Strasbourg, où il part huit années avec un collectif d’auteurs, metteurs en scène et acteurs.

En 1982, Jacques Toja lui propose de venir mettre en scène Les Corbeaux d’Henry Becque à la Comédie Française. Cette expérience aboutit à sa nomination au poste d’Administrateur Général, qu’il occupera jusqu’en 1986, date où il reprend sa liberté.

Après quatre ans de « liberté », il recueille le Théâtre des Amandiers, des mains de… Patrice Chéreau. Il y passera onze années, poursuivant son travail de création, aidant et accueillant beaucoup d’autres artistes, jeunes (Rambert, Catherine Anne, Py, Nordey, Gabily, Sivadier…) et moins jeunes (Françon, Régy, Martinelli…). En 2001, il reprend la route, en créant la Compagnie Studio Libre, avec son dramaturge Bernard Chartreux et ses collaborateurs de (presque) toujours. La pédagogie, exercée depuis longtemps, devient un axe de travail dominant aux côtés de grands spectacles coproduits avec les institutions nationales.

Durant la saison 2008-2009,  Jean-Pierre Vincent était venu présenter deux spectacles sur nos planches  : Le Silence des communistes et  L’École des femmes de Molière.

Crédit photo : Vincent Lucas