Pour se comprendre ou pour comprendre l’autre
Une rencontre humaine, une union artistique qui donne des frissons

Un spectacle, un duo avec le danseur et chorégraphe Julien Carlier et le sculpteur canadien Mike Sprogis. Deux praticiens qui associent les mouvements avec une harmonie et une poésie fabuleuse.

Le titre Golem – choisi pour sa symbolique du double – n’a ni parole ni libre arbitre. Il est soumis à la volonté de son créateur et pourtant le Golem de Julien Carlier et Mike Sprogis possède bien plus que tout cela : une âme.
De leurs expériences bâties par leurs pratiques artistiques et leurs appartenances à des générations distanciées, les deux artistes construisent un « dialogue scénique » plein d’écoute et de justes réponses. L’un danse, l’autre sculpte.
Avant de s’échauffer les poignets, le chorégraphe cadre l’espace avec du ruban adhésif blanc, quand, en même temps, le sculpteur lui, mime au ralenti les coups de marteau sur le burin. Dans cet espace réduit, juste assez grand pour y loger les deux artistes, toute l’histoire apparaît. Celle de deux corps différents, façonnés par leur art et bousculés par des mouvements en résonance. Entre les deux hommes sur scène, il y a de l’argile, mais aussi le rythme du geste répété, celui de l’effort et de l’obstination nécessaire à la création artistique.

La pièce parle du temps qui passe et de ses conséquences sur le corps et la mémoire.
C’est brillant et bouleversant de sincérité.