Notre spectatrice témoin était à la première d’Opening Night, ce vendredi 22.02 au Théâtre de Namur.
Voici ce qu’elle en retient!

Me voici dans la salle de spectacle, où je ressens une ambiance particulière, comme une impatience fébrile en attente que le spectacle commence. La salle est bondée, et après les consignes reçues au sujet des ondes des portables et l’interdiction de prendre des photos, le silence se fait…

La pièce peut commencer.

L’histoire se déroule entre trois personnages. Un metteur en scène, et ses deux acteurs.

Des enjeux de vie, d’ancien couple, d’admiration professionnelle de fatigue, de colères non dites se jouent entre les deux acteurs en répétition de ‘La pièce ’ juste avant la première; et ce, sous l’œil interrogateur du metteur en scène.

Un événement supplémentaire viendra bouleverser cet équilibre déjà fragile. A la sortie du théâtre, une jeune’ fan’ se prosterne d’admiration devant l’actrice’ , réclamant un autographe, se retourne et se fait percuter par une voiture.
Elle meurt.
L’actrice en est profondément bouleversée.

Nous assistons alors à une longue descente aux enfers de celle-ci, qui de questions en questions, de verres en verres, perd de plus en plus pied… Jusqu’à risquer d’entrer dans la folie obsessionnelle.

Remise en question d’une vie, de son sens, de ses valeurs.
Elle est de plus en plus hantée par l’image fantôme de la jeune ‘Nancy ’ comme un appel à un ‘retour sur soi et à la vanité des choses. Sous le regard atterré des deux autres personnages qui essayent en vain de l’agripper, de la ramener à un présent moins souffrant et plus réaliste ..
Ils douteront jusqu’au jour ‘j’de sa présence à ‘ la première’.

La mise en scène est fabuleuse, novatrice, déroutante, sans prestige… Juste ce qu’il faut quand il le faut...

Un voyage qui nous emmène de la scène aux coulisses, de la vie à la mort, en passant par l’âme torturée de l’actrice, les remises en questions fondamentales du metteur en scène , sous le regard désabusé de l’acteur fatigué…

Dieu, que la vie est parfois cruelle .. Ah là là !!

Carinours

Photo: Simon Gosselin

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