Voyage au bout de la nuit

Du 20 au 24 février 2018

de Louis-Ferdinand Céline

Réserver
Photo: D.R

Lieu: Théâtre Royal de Namur

Public: Adultes

Durée: 1h15

Dates et heures

Chef-d’œuvre absolu de la littérature française du XXe siècle, ce texte, paru en 1932, semble avoir été écrit pour être écouté. Contrairement à la version flamboyante que Fabrice Luchini en a donné au Théâtre de Namur, ce sont les premiers chapitres du roman qui sont portés, ici, sublimement à la scène.

« Voyage au bout de la nuit » est un récit à la première personne – celui de Ferdinand Bardamu. Un voyage qui nous parle de la Première Guerre mondiale, du colonialisme triomphant ou encore de la misère des banlieues.
Céline livre une critique virulente de la cruauté et de l’absurdité de la guerre, de toutes les formes d’exploitation et de destruction de l’homme par l’homme.
L’auteur y invente un langage nouveau, parlé et argotique, rythmé, chatoyant, raffiné et extrêmement construit, qui continue à nous surprendre.

Le metteur en scène Philippe Sireuil et la comédienne Hélène Firla nous en offrent une adaptation scénique sobre et percutante. Car c’est bien à une femme que le metteur en scène belge a choisi de confier le rôle du anti-héros, trop sensible, doté sans doute de trop d’imagination pour s’accrocher avec confiance aux tromperies d’un patriotisme aveugle.

Comment rendre mieux la détresse, la fragilité et la douleur de Ferdinand Bardamu si ce n’est par la voix et le corps d’une femme ? Coiffée d’un chapeau melon, engoncée dans un costume trois-pièces, cigarette aux lèvres, la comédienne suisse crée l’illusion, éructant, sanglotant, vomissant les mots âpres de Céline sur un plateau dépouillé de tout accessoire, dépeignant la boucherie de 14-18 et les convulsions d’un monde en mal de repères. Le nôtre ?

« Impossible de ne pas frémir devant une histoire qui résonne amèrement dans l’actualité, du côté de la Syrie notamment. L’histoire ne se répète pas, elle bégaie.» LE SOIR

Distribution

Commentaires