Ton joli rouge-gorge

Par la Clinic Orgasm Society

18 → 22.02.2020

Grande Salle

Dates et heures

Le Rouge-Gorge est amour divin. Il symbolise le renouveau pour une personne. Il est l’énergie de l’amour pur, sans jugement.

Changer la réalité. Raconter un ordre des choses différent, où la définition de l’identité de genre se fonderait sur d’autres critères, où la catégorisation sociale emprunterait d’autres logiques…

Le genre n’est pas biologique. Il est historique, culturel, social et/ou philosophique.

 

Dans une société où la binarité de genre n’existe plus, un groupe de jeunes de 18 ans se retrouve dans une forêt. Est-ce qu’ils sont là seulement pour camper ? Est-ce qu’ils se sont retirés du monde ? Au fil de leur nuit entre potes autour d’un feu, certains disjonctent. Ils se comportent anormalement, comme atteints d’un mal étrange. Ils deviennent racistes ou sexistes, ou homophobes ou tout à la fois.

On est dans les années ’80. Ou pas. En tout cas ça y ressemble.

Il se pourrait aussi que ces jeunes aient été envoyés là par leurs aînés pour un rite de passage. Ils n’ont pas 18 mais 15 ans. Il n’y aurait aucun mal les atteignant, ils seraient là pour choisir le genre de leur avenir. « Je serai de sexe masculin, je serai de sexe féminin. »  Mais ils ne veulent pas choisir, ils veulent rester non-genrés. Ils deviennent dissidents, des intouchables. On ne sait pas si on est aujourd’hui ou hier mais ça ressemble bien à quelque chose qu’on connaît.

Quatre comédiens quadragénaires, dont l’attribut sexuel est identifié (mais en fait on s’en fout un peu), incarnent ces ados de 15 ou 18 ans. C’est sans importance, c’est un décalage. Une autre façon de voir. La façon dont on raconte le monde change le monde, change la réalité.
Ils jouent quelle histoire finalement ces comédiens ? Peut-être les deux ? ou alors une histoire entre ces deux-là ?
Des jeunes qui partent pour leur rituel de passage, ils ont 40 ans et en route, ils tombent malades, ils sont atteint d’un genre précis alors qu’ils vivent dans une société a-genrée depuis des décennies. Ils se mettent à se comparer, s’évaluer, se confronter.

Et si on glissait d’une histoire à l’autre ? d’un genre à l’autre ? et si les personnages des différents récits se rencontraient ? On aurait des glissements d’analogie, de sens, de jeu de langage.

Ce spectacle serait alors un nouveau type de récit.

Que cherchez-vous ? Je cherche principalement à exploser les cadres, à explorer ce qu’il y a derrière, à remettre en cause tout ce qui paraît évident, à regarder le monde sous des perspectives inédites.

Aimez-vous Brahms ? Oui. Mais j’aime aussi Bach. / Pas particulièrement. Je préfère Dvorák.

Avez-vous envie de nous poser une question ? Vous avez envie d’y répondre ?

JEUDI’STOIRE : LE 20.02 APRÈS LA REPRÉSENTATION

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