La Décroissance, un nouveau projet politique
ou un nouveau romantisme révolutionnaire ?
Un Eclairage Public autour de la création « Capital Confiance », un projet de la Compagnie Transquinquennal et du groupe Toc, qui entend s’interroger avec le public sur les crises que nous traversons, leurs répercussions sur le paysage de notre société et les éléments qui pourraient reconstruire et rétablir notre capital confiance.
En amont de cette création, un processus de travail par étape.
A chaque fois, une conférence publique suivie, une semaine plus tard, d’une performance directement élaborée à partir du contenu/contexte de la conférence en question.
Pourquoi et comment les crises économiques, énergétiques, climatiques, sociales, culturelles, existentielles,… entament elles notre « capital confiance » ?
Peut-on se passer du capitalisme ?
Comment des mouvements de citoyens peuvent-ils créer une dissidence collective qui pèse sur le politique ?
Pour déployer avec nous ces questions, nous accueillerons Christian Arnsperger, Docteur en Sciences économiques à L’UCL, auteur de « Critique de l’existence capitaliste, pour une éthique existentielle de l’économie » Editions du Cerf.
Pour moi, quand on parle de "crise de confiance" aujourd'hui, je suis d'accord en surface mais là où je suis le moins,c'est quand on nous dit que retrouver la confiance, c'est ré-augmenter la consommation, relancer l'investissement, retrouver la croissance et l'opulence. Pourquoi? Dans mon travail de chercheur, ce que j'ai découvert, c'est qu'en réalité toute notre trajectoire occidentale d'augmentation de la croissance, d'augmentation de l'accumulation, en fait, est due à un manque de confiance. On manque de confiance dans la vie dans l'existence et c'est pour ça qu'on a créé le capitalisme, vous voyez. Donc j'essaie de retourner un peu les choses. Christian Arnsperger