Rage DEDANS

de et avec Jean-Luc Piraux

22.01 → 02.02.2019

Studio

Adultes

Dates et heures

Après une série de solos joués aux quatre coins du monde (« Faut y aller », « En toute inquiétude », « Six pieds sur terre »), Jean-Luc Piraux poursuit et approfondit son exploration tragicomique de nos existences.
Comme un plongeur de nos rêves sous-marins, il descend encore un peu plus loin à la recherche de nos pépites, de nos errances, de nos silences.
Le rire naît à mains nues et à taille humaine, par un art pudique du décalage qui porte dans son bagage une passion pour Tati, Keaton et Chaplin.
Avec « RAGE DEDANS », il signe à pas feutrés, burlesques et parfois furieux, une vraie ode à l’amour – par l’absurde bien sûr.

« Mais bon sang, si seulement tu te mettais un peu à ma place ! »

La colère est parfois excellente conseillère. C’est vrai ça. Et s’il se mettait à sa place ? Pas pour rire : pour de vrai. Empruntant ses vêtements, imitant sa coiffure, adoptant ses mots, ceux qu’il connaît si bien et comprend si mal, après 30 ans de mariage. S’il allait voir de l’autre côté de la frontière infranchissable ? S’il était elle ? D’accord, il a la féminité poilue sur les épaules, sa voix est grave, il a ce truc un peu mou avec l’âge entre les guiboles, mais tant pis : il a tellement causé jusqu’ici et si peu écouté, la mutation s’impose.

Ni transformiste ni drag-queen, il est juste un homme qui cherche à comprendre sa femme qui cherche à le comprendre… Se laisser posséder par le personnage, devenir quelqu’un d’autre pour en humer la pensée et l’action. N’est-ce pas le miracle du théâtre, comme un rituel ancien?

Grimpant malgré son vertige sur le fil des sentiments, il funambule et croise le souffle de quelques diables et démons aux visages familiers : le désir, le corps qui change, la relation de couple, la pression familiale, la fougue sexuelle, les rêves enfouis. Et ses élans font écho aux équilibristes que nous sommes tous…

À l’heure où la moitié de l’humanité semble découvrir ce que vit et ressent l’autre moitié, en ce monde où la parole masculine est dominante depuis des siècles, la révolution de point de vue n’est pas une option : c’est une urgence.

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