Quattro violini a Venezia

Par l'Ensemble Clematis

24.09.2021

Abbaye musicale de Malonne

1h15

Dates et heures

À l’époque où, à Venise, la Canzona de la Renaissance fait place à la Sonata, le violon devient l’instrument principal du répertoire instrumental. Ce programme illustre un répertoire particulier qui réunit non pas un ou deux violons solistes, mais bien trois ou quatre! Est-ce un héritage des compositions polychorales de la Renaissance transposé dans le langage des solistes de l’époque baroque? Sans doute. Cette multiplicité des violons permet de créer des jeux d’échanges, des discours complémentaires et contrastés qui constituent une sorte de joute musicale ou de théâtre sans paroles renforcé par les effets d’échos, de réponses, voire d’une spatialisation. Avec cette formation très originale ces compositions apparaissent dans les œuvres de tous ces virtuoses, dès le début du XVIIesiècle: de Giovanni Gabrieli à Giovanni Legrenzi, en passant par Biagio Marini, Dario Castello, Giovanni Battista Fontana, Salomone Rossi, Giovanni Battista Buonamente ou Marco Uccellini.

 

Après avoir pu l’admirer en compagnie du pianiste Yury Martynov il y trois ans, Stéphanie de Failly, la fondatrice de l’ensemble Clematis, revient en compagnie de ses complices Louise Ayrton, Catherine Plattner, Jorlen Vega-Garcia (violons), Anaïs Ramage (basson), Mathurin Matharel (basse de violon) et Brice Sailly (clavecin/orgue).  La démarche artistique de la violoniste représente particulièrement bien cette idée de créativité sonore de l’instant et elle n’a de cesse de se rapprocher le plus possible de cet esprit d’improvisation cher à l’époque de la Renaissance, esprit que nous avons pu apprécier en 2019 avec Maurice Steger, le « paganini de la flûte à bec ».

La fleur CLEMATIS, symbole d’idéalisme et de créativité.

Voilà qui justifie parfaitement le nom donné à cet ensemble de musique baroque : « créativité » parce que ce répertoire ne peut vivre que par le biais d’une interprétation basée sur l’instant et le renouvellement, « idéalisme » parce que seul le respect des sources authentiques permet cette créativité.

 

Répertoire :

Des sonates, des « canzone » et des symphonies de compositeurs virtuoses de la péninsule italienne du XVIe et XVIIe siècle.

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