Portraits sans paysage

Nimis Groupe

25 → 28.01.2023

Grande Salle

Dates et heures

Par le biais de l’investigation théâtrale, Portraits sans paysage convoque sur scène des témoignages, des prises de parole afin de révéler les mécanismes à l’œuvre dans les camps de réfugiés, leurs impacts humains et sociétaux ainsi que le business qui en découle.

Accueil. Deux syllabes qui sonnent comme une promesse de rencontre, d’hospitalité. Pas pour les réfugiés qui nous racontent comment, dans nos sociétés occidentales, l’accueil des exilés draine à sa suite enfermement, surveillance et absence de perspectives. Depuis plusieurs années, les artistes du Nimis Groupe s’associent à des personnes exilées et questionnent les enjeux liés à la migration. Avec Portraits sans paysage, le collectif décortique les rouages du travail humanitaire qui se déploie dans la plupart des camps du monde. Même dans les options les plus souples — comme les centres ouverts — le sort réservé aux exilés implique souvent la privation de liberté.

Le réfugié est soustrait au regard, placé sciemment dans l’angle mort de nos démocraties. Sa gestion n’est pas pour autant dénuée d’intérêt car l’humanitaire, non sans cynisme, est devenu un business comme un autre. Des dispositifs numériques et biométriques se déploient aujourd’hui dans les camps par des sociétés qui remportent des marchés (contrôle palmaire pour accéder au lits, scan de l’iris pour avoir droit à son lot de nourriture, etc.) et l’humain s’efface pour faire place à la collecte de données.

À travers des témoignages et des prises de parole de personnes qui se trouvent enfermées ou qui travaillent dans ces camps : détenus, travailleurs sociaux, hébergeurs, psychologues, policiers… Portraits sans paysage propose au public d’assembler les pièces d’un puzzle technologique, humain, économique, poétique et sensible.

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