« La promesse de l’aube » de Romain Gary par Michel Vuillermoz

Le 31 août 2014

Grande lecture

Réservation

Lieu: Grande Salle

Public: Adultes

Dates et heures

lintimefestival-logonoir

Le livre
Roman autobiographique emblématique, La promesse de l’aube retrace l ’enfance e t la jeunesse de l’auteur ainsi que sa relation passionnelle avec sa mère qui l’éleva seule. C’est un hommage à cette femme qui éprouvait pour la France une admiration immodérée et qui croyait plus que tout à la réussite de son fils. L’ambition et l’amour maternels s’expriment de manière exubérante, cocasse et bouleversante. L’histoire d’un amour
merveilleux et fou que Joann Sfar vient d’illustrer magnifiquement.

Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’Amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus. Jamais plus. Jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’Amour, mais vous êtes au courant.

L’auteur

Roman Gary, de son vrai nom Romain Kacew, est un diplomate et romancier français né à Vilnius en 1914. Il est le seul écrivain à avoir reçu deux
fois le prix Goncourt. La première pour Les racines du ciel en 1956 et la seconde, sous le pseudonyme d’Emile Ajar, pour La vie devant soi en 1 975. Tout en publiant de nombreux romans, il poursuit sa
carrière diplomatique. Consul à Los Angeles, il rencontre et épouse l’actrice Jean Seberg. Après le suicide de sa femme en 1979, il se donne la mort en 1980 à Paris et révèle dans un texte posthume qu’Emile Ajar et lui ne sont qu’une seule et même personne.

Le comédien
Entré à la Comédie Française en 2003, Michel Vuillermoz e n d evient s ociétaire e n 2 007. I l incarne au théâtre les grands rôles du répertoire classique auxquels il apporte une force et une
étrangeté remarquables. Au cinéma, depuis son premier rôle en 1989 dans La bande des quatre de Rivette, il a tourné avec de nombreux réalisateurs (Rappeneau, Desplechin, Podalydès, Resnais, Blier, Tavernier…) Cette année, on l’a vu notamment dans le dernier film de Resnais Aimer, boire et chanter et dans Les grandes ondes (à l’ouest) de Lionel Baier. Durant la saison qui débute dans
quelques jours à la Comédie française, il sera Tartuffe dans la pièce de Molière mise en scène par Galin Stoïev.

A lire
> La promesse de l’aube, Romain Gary, Gallimard, Collection Folio 1973, 2014.

>La Promesse de l’aube, Romain Gary, illustré par Joann Sfar. Futuropolis-Gallimard, 2014.

Photo: Philippe Quaisse