« Les années » d’Annie Ernaux par Dominique Blanc

Le 29 août 2014

Soirée d'ouverture - Grande lecture

Réservation

Lieu: Grande Salle

Public: Adultes

Dates et heures

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Soirée d’exception pour l’ouverture de l’intime festival Chapitre 2 en présence de l’auteure !

Le livre
À travers les descriptions de photographies prises entre 1941 et 2006 qui ne sont jamais reproduites, des souvenirs personnels, des journaux et notes historiques, Annie Ernaux retrace sa propre vie et propose un récit magistral de soixante ans de vie française.

La guerre, l’après-guerre, les Trente glorieuses, les années septante, les débuts de l’informatique,…
la distance parcourue semble infinie, elle est pourtant mesurable à l’échelle de la vie d’une femme. Ecrit à l’imparfait, à la troisième personne ou à la première personne du
pluriel, cette oeuvre est à la fois l’aboutissement de tous les autres livres d’Annie Ernaux (depuis La place, en 1984) et une «autobiographie
impersonnelle» d’une grande maîtrise.

L’auteure
Annie Ernaux est née à Lillebonne en Normandie en 1940. Ses parents, ouvriers d’abord, deviennent petits commerçants et tiennent un café-épicerie à Yvetot. Après des études de lettres à Rouen et à Bordeaux, elle obtient son agrégation et elle est nommée professeur.
Son oeuvre littéraire , pour l ’essentiel autobiographique, entretient des liens étroits avec la sociologie.
Ecrire pour elle, c’est pratiquer la «transformation de ce qui appartient au vécu, au moi, en uelque chose existant tout à fait en dehors de ma personne […], quelque chose de compréhensible, au sens le plus fort de la préhension par les autres», expliquait-elle dans L’Ecriture comme un couteau (Conversations avec Frédéric-Yves Jeannet, Stock, 2003). Envisageant dès lors ses livres comme « des “explorations” où il s’agit moins de dire le “moi” ou de le “retrouver” que de le perdre dans une réalité plus vaste, une culture, une condition, une douleur…».

 

La comédienne

Dominique Blanc poursuit au théâtre et au cinéma une carrière exceptionnelle. Elle a été
récompensée par quatre César et deux Molière. Au théâtre, elle incarne tantôt de grandes tragédiennes (Phèdre, mise en scène par Patrice
Chéreau) et tantôt des héroïnes de comédies piquantes et libres – on l’a vue avec André Marcon cette saison dans La Locandiera de Goldoni mise en scène par Marc Paquien.
Au cinéma, elle donne aux personnages souvent «border line» qu’on lui confie une densité et une complexité remarquables.

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