La petite fille de monsieur Linh

Du 03 au 05 mai 2018

D’après Philippe Claudel

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Photo: Dries Segers

Lieu: Grande Salle

Public: Adultes

Dates et heures

Une écriture d’une simplicité lumineuse pour une splendide histoire d’exil, de déracinement et d’amitié.

Extrêmement tendre et sensible grâce à la magie des mots et du style de Philippe Claudel.

Par un des plus grands metteurs en scène européens que nous avons le plaisir d’accueillir deux fois cette saison !

« Monsieur Linh fuit son pays ravagé par la guerre en quête d’un meilleur avenir pour sa petite-fille. Il ne se sent pas chez lui dans ce pays étranger, jusqu’au jour où il rencontre Monsieur Bark. Celui-ci lui parle surtout de sa femme qui est décédée peu de temps auparavant. Monsieur Linh ne le comprend pas mais l’écoute, avec sa petite-fille sur ses genoux. Ils se rencontrent quotidiennement au parc, sur le même banc. Jusqu’au jour où tout change…

Un récit poignant, inspiré de la nouvelle de Philippe Claudel à propos d’un homme qui doit fuir son pays avec le peu qui lui reste.
Dans un premier temps, Guy Cassiers a conçu le spectacle comme un récit pour deux comédiens, Gene Bervoets et Jérôme Kircher. L’accent était surtout mis sur l’amitié entre les deux personnages et l’interaction entre les deux comédiens qui interpréteraient respectivement Monsieur Linh et Monsieur Bark, mais qui seraient à la fois, et surtout, les narrateurs.
En raison de son état de santé et d’une fatigue extrême, Gene Bervoets n’a cependant pas pu poursuivre les répétitions. Après concertation avec l’équipe, Guy Cassiers a décidé de continuer à travailler avec un seul comédien, en s’appuyant sur un nouveau concept artistique.
Dès lors que Jérôme Kircher est seul en scène et joue tous les rôles – le narrateur, Monsieur Linh et Monsieur Bark –, le spectacle change de couleur, d’atmosphère et de sens. Le thème de l’amitié et de la rencontre passe à l’arrière-plan pour donner lieu à un spectacle sur la force de l’imagination et de la représentation. Jérôme Kircher raconte l’histoire avec tous les moyens dont il dispose : du texte, des mots, des images, de la musique, du son, des projections… Mais c’est en même temps un spectacle sur la solitude, sur le désir de communication avec les autres, et pas dans une moindre mesure, avec le public. Sommes-nous dans la tête du narrateur ? Les voix de Monsieur Linh et de Monsieur Bark sont-elles des voix dans la tête du narrateur ? Est-ce que raconter est une manière de surmonter un traumatisme ?

Auteur, entre autres, des Ames grises (Prix Renaudot, Grand Prix des lectrices) et du film Il y a longtemps que je t’aime, Philippe Claudel occupe une place exceptionnelle dans la littérature française… et loin en dehors de son pays !

L’Anversois Guy Cassiers est l’une des figures les plus importantes de la mise en scène contemporaine. C’est d’une manière singulière, sensorielle, sensuelle, qu’il unit la technologie visuelle à sa passion de la littérature et de l’opéra.
« La petite fille de Monsieur Linh » est un ravissement ! Avec une fin qui laisse sans voix.

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