La Mouche

D’après la nouvelle de George Langelaan

21 → 25.04.2020

Grande Salle

1h30 (estimation)

Dates et heures

Dans les années 60, au cœur d’un village, Robert vit avec sa maman Odette. La relation mère-fils est inquiétante et désopilante à la fois, un clin d’œil à l’épisode « La soucoupe et le perroquet » de l’émission Strip-tease…

La cinquantaine, dégarni, bedonnant, Robert passe le plus clair de son temps enfermé dans le garage où il tente de mettre au point la machine à téléporter. On assiste au quotidien de ce drôle de couple, ponctué par des expériences de téléportations plus ou moins réussies.
Comme le film de Cronenberg, tiré lui-même de la nouvelle de George Langelaan, Robert va tenter de se téléporter, mais une mouche s’est glissée dans la machine, et l’apprenti scientifique va peu à peu se transformer en insecte géant. Ses transformations physiques et mentales ne seront pas sans rappeler celles de Gregor dans « La Métamorphose » de Kafka. Robert va se déshumaniser peu à peu pour devenir une bête capable de grimper au mur, poussée par une recherche insatiable de nourriture.

Travail corporel (avec le vocabulaire corporel exceptionnel et les dons de clown de Christian Hecq, cela promet !), effets spéciaux, esthétique du temps des prémices de l’informatique… « La Mouche » est un fascinant laboratoire d’expérimentations scéniques et visuelles, un extraordinaire terrain de jeu !

Ce spectacle est l’oeuvre commune de Christian Hecq et Valérie Lesort!


Christian Hecq est sociétaire de la Comédie-Française depuis 2013. Il a reçu les Molière de la révélation masculine (2000), du meilleur comédien (2011) et de la création visuelle (2016). Au cinéma, il a notamment tourné sous la direction de Jaco Van Dormael, Albert Dupontel, Chantal Akerman, François Boucq…

On l’a vu au Théâtre de Namur dans « Et Dieu dans tout ça » et « Boliloc »

Valérie Lesort est à la fois metteuse en scène et plasticienne. De cette interdisciplinarité naît en 2012 Monsieur Herck Tévé, un programme court pour Canal+, qu’elle coécrit et coréalise avec Christian Hecq. C’est de leur passion commune pour les spectacles visuels qu’est né le projet d’adapter à la scène Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne. Ensemble, ils cosignent l’adaptation et la mise en scène de ce spectacle à la Comédie-Française, Valérie Lesort y conçoit également les marionnettes avec Carole Allemand. Ils reçoivent le Molière de la Création visuelle et le prix de la critique 2016. Elle a notamment travaillé avec Philippe Genty, Jean- Michel Ribes, Xavier Durringer, Roman Polanski, Jean-Paul Rappeneau, Luc Besson… En 2017, elle collabore avec le mentaliste Rémi Larrousse, qu’elle met en scène dans le spectacle Songes d’un illusionniste au Lucernaire.

Christian Hecq et Valérie Lesort ont obtenu le Grand Prix de la Critique du Spectacle Lyrique en 2018 pour leur mise en scène du Domino noir de Auber, créé à l’Opéra royal de Wallonie à Liège puis repris à l’Opéra Comique à Paris.

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