Estrellas Argentinas + L’âme des cafards

Soirée combinée : concert + théâtre

31.08.2021

Cour de l'école Notre-Dame (A l'arrière du Théâtre)

Dates et heures

Première partie de soirée:

CONCERT – Estrellas Argentinas – 19h /grande salle
Solistes de Cappella Mediterranea  en partenariat avec le CAV&MA

Un voyage dans l’Argentine du XXe siècle avec des chansons populaires d’Astor Piazzola, Carlos Gardel ou encore Ariel Ramirez

En collaboration avec Leonardo García Alarcón qui sera présent pour vous pour présenter la musique argentine et le lien personnel qui l’attache à cette musique, la soprano ensoleillée Mariana Flores viendra rendre hommage aux femmes d’Amérique latine et dépeindre en musique leurs amours, leurs douleurs, leurs joies… accompagnée par Quito Gato au piano et à la guitare.

Ce récital est pour les deux comparses l’occasion de nous faire découvrir quelques-unes des plus belles chansons populaires argentines du xxe siècle comme les célèbres Chiquilin de Bachin d’Astor Piazzolla, Dorotea la cautiva et Alfonsina y el mar extraits du recueil Mujeres Argentinas d’Ariel Ramírez publié en 1968.

L’ensemble Cappella Mediterranea a été fondé en 2005 par le chef suisse-argentin Leonardo García Alarcón. Comme son nom l’indique, l’ensemble se passionne à l’origine pour les musiques du bassin méditerranéen, et entend proposer une autre approche de la musique baroque latine. Dix ans plus tard, le répertoire de Cappella Mediterranea s’est diversifié. Avec plus de 45 concerts par an, l’ensemble explore le madrigal, le motet polyphonique et l’opéra. Un mélange des genres qui ont modelé un style unique imprégné par une grande complicité entre le chef et ses musiciens.

Mariana Flores a étudié le chant à l’université de Cuyo, puis elle s’est perfectionnée à la Schola Cantorum de Bâle et a participé à plusieurs master classes. En 2003, elle obtient le 1er prix du Cinquième Concours pour jeunes étudiants en musique en tant que meilleure interprète de musique argentine contemporaine (Buenos Aires). Parmi ses rôles les plus importants en 2018, signalons celui d’Alinda dans Il Giasone de Cavalli, à l’Opéra royal de Versailles, et celui de Tétis dans la création mondiale El prometeo de Draghi à l’Opéra de Dijon. Elle chante aussi dans les programmes de concert de Cappella Mediterranea, sous la direction de Leonardo García Alarcón, en tournée dans toute l’Europe.

Quito Gato est diplômé en piano et guitare du Conservatoire national de musique Carlos López Buchardo, en Argentine. Il a suivi divers cours de perfectionnement en direction, composition, flûte à bec et percussion, dans son pays natal, ainsi qu’à Santiago du Chili et Boston. Dès 1992, il étudie et travaille dans le domaine de la musique ancienne avec des instruments d’époque, comme le luth, la guitare baroque, la vihuela et le théorbe.

Il s’est produit comme soliste, ou membre de différents ensembles dans les principaux théâtres d’Amérique du Sud, des États-Unis et d’Europe. En tant que compositeur et arrangeur, il est conseiller éditorial des éditions Ricordi Americana – Melos et GCC Ediciones, Argentine.

 

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Deuxième partie de soirée:

THEATRE – L’âme des cafards – 20h30 / cour de l’école Notre-Dame
De David Murgia

C’est l’histoire de José-Antonio, qui porte le nom de la mine de San José, et de San Antonio. C’est l’histoire d’un chercheur de dinosaures. C’est l’histoire de bons chômeurs qui trouvent et de mauvais chômeurs qui ne trouvent pas. L’histoire de l’ascenseur entre le charbon et la sidérurgie. C’est l’histoire de cafards qui envahissent les caves de l’immeuble, s’infiltrent à travers les mailles et envahissent nos quartiers. C’est l’histoire des histoires qu’on se raconte. Celles de surnuméraires, d’inactifs, d’inutiles, de poids morts, de cafards dans les fissures de l’ordre économique et social et du déploiement de politiques d’activation et d’exclusion. C’est l’histoire d’un chercheur et d’une disparition. Celle de la classe ouvrière et des dinosaures.

« On dit du cafard que c’est l’espèce vivante la plus résistante au monde, capable de survivre à n’importe quelle catastrophe. Même décapitée, la bestiole continue de vivoter. Mais c’est oublier une autre race, celle des artistes, tout aussi résiliente, apte à survivre dans des conditions de plus en plus extrêmes. Certes, on ne leur coupe pas la tête, mais l’époque décapite une bonne partie de leur habitat naturel, la culture. Coupes dans les budgets, réformes du statut d’artiste, économies à tous les étages : si la Belgique n’est pas (encore) la plus mal lotie sur le terrain européen, l’époque n’invite pas à considérer les artistes comme une espèce protégée. » Extrait d’un article de Catherine Makereel publié dans le journal Le Soir le 6 mars 2014

 

 

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