Entretien avec Robert McLiam Wilson

Le 03 septembre 2016

Réservation
Photo: Mathieu Bourgeois

Lieu: Foyer

Public: Adultes

Dates et heures

Suite à la grande lecture d’ouverture “Eureka street” (vendredi à 20h30), entretien avec Robert McLiam Wilson, sur l’ensemble de son oeuvre.

Robert McLiam Wilson écrit sur Belfast «comme le garçon amoureux de la fille la plus laide de la classe : c’est vrai dit-il, cette ville est tellement moche mais je l’adore. Pour moi, Belfast est la seule fille de la classe. La plus vivante, la plus savoureuse.» Son univers, truculent, drôle et tragique, met au jour tout un peuple de laissés-pour-compte, de petites gens, d’enfants de la rue débrouillards et malins. Celui qui a grandi à Belfast pendant la guerre civile qui a ravagé l’Irlande durant trente ans connaît par cœur le bruit des bombes et la folie des hommes armés.
Les luttes de classes, la nouvelle pauvreté, les dérives liées aux grandes cités, la solitude des marginaux, telles sont les obsessions qui irriguent les romans de cet auteur particulièrement inventif. «Parce que c’est là, on ne peut pas l’ignorer. Je ne suis pas un auteur de contes de fées, j’écris sur ce que je vois.»

Aujourd’hui, Robert McLiam Wilson vit à Paris. Suite aux attentats de Paris, il publie dans Les Inrockuptibles un texte dissonant. Une sorte de lettre cruelle et tendre adressée autant aux Français qu’à lui-même, dans laquelle il évoque les événements et leurs conséquences à la lumière de son expérience personnelle. Il écrit régulièrement pour Charlie Hebdo, Libération, Mediapart, The Guardian, Corriere della sera.

A LIRE
Ripley Bogle, 1996
Eureka Street, 1997
La Douleur de Manfred, 2003
Les Dépossédés, 2005
coécrit avec photographies de Donovan Wylie

Robert McLiam Wilson, traduction par Brice Matthieussent, Editions Christian Bourgois.