Cycle cinéma : projection des films de Boris Lehman (2e partie)

04.09.2016

Studio

Dates et heures

Deuxième partie des projections des films de Boris Lehman suivie d’un entretien à 10h45.

L’OEUVRE CINEMATOGRAPHIQUE
Né à Lausanne, Boris Lehman est un cinéaste belge aux frontières du cinéma expérimental, de l’essai cinématographique, du journal filmé et du documentaire. Depuis 45 ans, il réalise, produit, diffuse tous ses films de façon artisanale (environ 400 films, courts et longs, documentaires et fictions, essais et expérimentations, journaux filmés, autobiographies…), principalement en super 8 et en 16 mm. Une cinématographie de résistance, une œuvre inclassable qui intrigue et dérange. Cinéaste de la première personne qui rapproche le cinéma de la littérature intime et de l’autoportrait. Ses films sont indissociables de sa personne puisqu’il mène l’enquête sur lui-même, pratiquant de l’auto-ethnologie et signant une œuvre-fleuve sans équivalent. S’il existe un cinéaste à temps plein sur cette terre, c’est bien celui-là.

LE CINÉASTE
Après des études à l’Insas (1962-66), Boris Lehman a collaboré à divers titres avec des cinéastes comme Henri Storck ou Chantal Akerman entre autres. Depuis 1960, il est critique de cinéma, collaborant à une vingtaine de revues et hebdomadaires. De 1965 à 1983, il a été animateur au Club Antonin Artaud, centre de réadaptation pour malades mentaux, utilisant le cinéma comme outil thérapeutique.

L’Image et le Monde (1998), 4’
Sur un mode burlesque, le réalisateur tente de dégonfler le monde.

La Dernière s(cène) – L’évangile selon St-Boris (1995), 14’
Les dialogues sont tirés de l’Evangile selon St-Jean.
Les apôtres sont presque tous des cinéastes, amis (et disciples) de Boris Lehman venus jouer devant la dernière maison -atelier d’artiste- restée debout face aux nouveaux bâtiments du Parlement européen.

Choses qui me rattachent aux êtres (2008), 15’
Le film se présente comme un inventaire à la Prévert. Son titre s’inspire des Notes de Chevet, de l’écrivaine japonaise Sei Shônagon qui fut dans la première moitié du XI e siècle dame d’honneur au service de l’impératrice Teishi. On pense évidemment à Georges Perec, écrivain majeur du groupe OuLiPo, mais aussi à Dada ou à Fluxus. Les images et les mots s’enchaînent comme dans un poème.