Marie De Ridder a découvert le dernier spectacle de la Clinic Orgasm Society: Ton joli rouge-gorge.

Voici ce qu’elle en a pensé!

C’est toujours agréable de rencontrer une oeuvre ou un spectacle dont on ne sait à peu près rien, lorsque la surprise est bonne. Ce fut le cas lorsque j’ai pu voir fin janvier au Théâtre Varia à Bruxelles « Ton Joli Rouge-Gorge ».

Surprenante, la pièce de Mathylde Demarez et Ludovic Barth l’est à plus d’un titre. Dans un monde utopique, où la binarité de genre a disparu, quatre ados (joués par des comédiens adultes) se retirent dans la forêt, atteints progressivement par un mal mystérieux qui fait ressurgir les vieux clichés du monde d’avant.

Le recours à la fantaisie, à la fable est un moyen très efficace de nous renvoyer à nos propres réalités ; et l’option d’une approche ludique, insolite, et originale des questions du genre, de l’identité, de la domination porte ici pleinement ses fruits. Imaginez que les auteurs aient mis dans un shaker Les Inconnus, des films de zombies, Les Oiseaux, Roméo et Juliette, Sa Majesté des Mouches, un peu de Manif Pour Tous, Grease, un soupçon de science-fiction et de conte de fées. Vous aurez une petite idée de ce dans quoi « Ton Joli Rouge-Gorge » veut vous entraîner pour, in fine, vous proposer une passionnante réflexion sur le genre, servie par une mise en scène inventive. Mais surtout, il faut souligner aussi la dimension comique, omniprésente, portée par des comédiens épatants, Yoann Blanc en tête.

Un spectacle foutraque, hilarant, dérangé et dégenré, malin et utile. Hautement recommandable !

Marie De Ridder

Photo: Alice Piemme

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