THEATRE DE NAMUR, LE BLOG http://www.theatredenamur.be/blog/ Le blog du Théâtre de Namur FR Copyright Théâtre de Namur Sun, 20 May 2007 00:00:00 +0200 THE REAL GROUP http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=144 Le clou de cette semaine d'exception sera sans conteste la venue du groupe suédois "The Real Group".
A découvrir






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Fri, 18 May 2007 00:00:00 +0200 LE BAL http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=143 Festival Musical de Namur en dansant, qui plus est en découvrant au passage des répertoires originaux. Swing, boogie-woogie, rumba et cha-cha-cha au programme d’une soirée chaude et animée, au cours de laquelle on parlera aussi de… René Magritte… !
Une soirée cabaret doublée d’un bal, du swing belge au boogie-woogie tchèque, en passant par les parfums sensuels de l’Amérique du Sud!...Le tout animé par le merveilleux Tivoli Band d'Eric Mathot.

Réécoutons quelques grands moments du bal de l'an dernier

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Tue, 15 May 2007 00:00:00 +0200 CONFéRENCE http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=142 Festival Musical de Namur ont présenté au public et à la presse le programme de l'édition 2007.

Retrouvez leurs propos ici:



Patricia Wilenski



Jean-Marie Marchal

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Wed, 9 May 2007 00:00:00 +0200 RENCONTRE AVEC LE METTEUR EN SCèNE NAMUROIS JEAN-MICHEL FRèRE http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=141 mercredi 09 mai 2007, 02:45

Certains artistes ont des parcours droits. Rêvaient d'être comédiens depuis leurs premières couches. Faisaient des spectacles pour les fêtes de famille à 8 ans. Des humanités théâtrales avant le conservatoire... D'autres, comme Jean-Michel Frère, ont des parcours plus atypiques. Et un univers. Un vrai. Comme le démontre une nouvelle fois sa nouvelle création, Kermesse, qui clôture la saison du théâtre royal de Namur
« Je ne suis pas arrivé au théâtre par hasard mais de manière inattendue », souligne-t-il. Un papa cheminot. Une maman femme de ménage. Peu de livres, jamais de théâtre, d'expos. « Mais beaucoup d'amour, ajoute Jean-Michel Frère. Et une maman d'une grande curiosité qui ne demandait qu'à connaître. »
Vers les 8-9 ans, alors que sa maman tenait une librairie papeterie à Rhisnes, le voilà avec la possibilité de lire toutes les revues, et surtout les BD qu'il souhaite. À 16 ans, ses parents retournent à Namur. « Un bon moment pour déménager », souligne celui qui s'intéressait de plus en plus au cinéma. Aux images.
L'éveil de la lecture. Le besoin de réfléchir, d'écrire des dialogues, c'est à un prof de français qu'il les doit. C'est donc presque tout naturellement qu'il se tourne vers un régendat en français/histoire à Malonne.
Le choc : un spectacle de Kantor, « un grand Monsieur de la mise en scène ». « C'était désespérant car je me suis rendu compte que je n'étais pas le premier à inventer autre chose mais aussi rassurant car je savais désormais qu'il n'y avait pas que du théâtre classique.»

Un métier

Jean-Michel Frère sait qu'il ne veut pas enseigner. « Mais le théâtre, je ne savais pas si on pouvait en faire un métier. » Le deal avec ses parents : si tu veux faire du théâtre, tu te prends en charge. La période des petits boulots commence. Tout comme celle des formations - notamment au centre d'études théâtrales de Louvain-la-Neuve - et des ateliers. « Je finirai tout de même par enseigner, pendant cinq ans, l'art dramatique à Sainte-Marie. »
Avec un groupe de jeunes recrutés aux valves de l'unif, le voilà qui se lance dans l'aventure. Avec cette petite troupe de théâtre d'amateurs, il fera trois spectacles. La presse le remarque. Des professionnels aussi. Nous sommes à la fin des années 80.
Été 1991, il rencontre le comédien René Georges alors étudiant à l'IAD. « Plutôt que de glander pendant l'été, on décide de travailler ensemble. » Deux ans plus tard, cela donne le spectacle Victor B.
Son principe de base : faire des spectacles qu'il aimerait voir en tant que spectateur. « Je ne veux pas m'ennuyer, j'ai besoin de m'amuser et je ne veux pas ennuyer les autres. » Une introspection d'une heure trente sur scène des nombrils de trentenaires bobos, ce n'est pas son genre. Et si on lui demande de définir son univers, il parle de « noces bâtardes, du léger et du grave, de poésie et de violence qui peuvent s'exprimer de multiples façons ».
La suite ? Série d'instantanés de vie joués dans un appart pour Trois secondes et demi, univers « burtonnien » dans SC35C avec Cécile De France, confrontation des mouvements du cirque et de la breakdance dans Men need sleep... Les créations se suivent mais ne se ressemblent pas.
Si ce n'est dans la transgression des cadres classiques du théâtre. Une interrogation presque constante de l'espace. Des images, du rythme. Du cynisme aussi. Des spectacles qui se vivent à différents niveaux. Accessibles à l'instinct. Les sens en éveil avant que le sens ne prenne le pas sur l'émotion.
« J'aime tenir des propos durs avec humour, dit-il. Et derrière les rires, il y a des questions. Ou un minimum d'amertume. » ]]>
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Wed, 9 May 2007 00:00:00 +0200 EN MAI, LES TRéTEAUX SONT EN FLEURS à NAMUR http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=140 En mai, les tréteaux sont en fleurs à Namur
LE SOIR, MAKEREEL,CATHERINE
mercredi 09 mai 2007, 13:45

Kermesse, une création collective conduite par Jean-Michel Frère.

Mise en scène par l'auteur de Men need sleep, spectacle de break dance, ou La grande lessive en jeune public, cette vraie fausse fête de quartier vous emmènera dans un spectacle déambulatoire à effeuiller comme une marguerite, de la pêche aux nénuphars à la bingo-buvette avec apéro à la lavande, des cours de danse sur les « Quatre saisons » de Vivaldi à la remise des Tulipes d'Or. Et parce qu'il n'y a pas de roses sans épines, des animations déraperont, des crises éclateront, et les passions se déchaîneront.

« Au-delà du contexte ludique des stands, le public fera connaissance avec des personnages et découvrira des bribes de vie de ce comité de quartier, ses rivalités, ses joies et ses failles », prévient Jean-Michel Frère, tout fier de nous accueillir dans ce Grand Manège fleuri, encore en chantier à quelques jours de la première et peuplé de techniciens affairés à fignoler les mille et une surprises pyro-électro-technologiques de ce chapiteau improvisé.

Passé de l'autre côté d'un épais rideau de fleurs, l'initiateur de ce projet nous emmène en visite guidée. Pour les 30 ans de la Kermesse aux Fleurs, le quartier des Pêchereux a mis le paquet. Une pêche aux nénuphars où les plus chanceux gagnent des chansons sur un thème fleuri. Une buvette où les bonnes réponses vous valent des sirops de rose, myosotis ou jasmin. Le Sanctu'Art où Mademoiselle Monique, fanatique de psychologie, expose les travaux un peu gore des enfants du quartier. Sans oublier le stand « paradise.com » du sponsor de cette kermesse, une entreprise de pompes funèbres récompensée aux derniers Funérailles Awards. Alors, forcément, celle-ci en profite pour tester son cercueil dernier cri, avec ciel étoilé et crucifix lumineux pour ceux qui ont peur du noir.

Réparti en cinq groupes, le public pourra à la fois prendre part aux stands et découvrir les micro-histoires qui agitent ces comitards pas piqués des vers. Le président du comité, plutôt pépère, verra d'un mauvais oeil le zèle d'un sponsor envahissant. Le responsable de la pêche aux nénuphars, amoureux de la chorégraphe du stand de danse, sèmera la zizanie. Et le fils du président, furieux d'avoir loupé son week-end scout, mettra de la mauvaise volonté à touiller l'apéro de la buvette.

A chaque stand, on retrouvera un ou plusieurs comédiens, dont Janine Godinas, Philippe Vauchel, Ingrid Heiderscheidt ou Nicolas Buysse. Tous vous guideront entre moments collectifs et dispositifs plus intimes. C'est cette envie de proximité qui a motivé Jean-Michel Frère à penser cette Kermesse : « On peut l'emmener dans les villages, la jouer dans des festivals de théâtre de rue, et ainsi attirer un public qui ne va pas forcément au théâtre. Et puis après le spectacle, le public peut se réunir autour de la buvette. J'aime cette manière différente de rencontrer les spectateurs. »

Il ne vous reste plus qu'à préparer la boutonnière et votre plus belle robe fleurie.

Kermesse, du 9 au 20 mai, au Grand Manège, 82 rue Rogier, à Namur. 081-22.60.26.

À qui le tour d'y voir sur le trottoir ?

Tour de chauffe festif, Kermesse vous mettra en jambes pour « Namur en mai », ce festival des arts forains qui rend les pavés aux bateleurs de tous poils. En ce long week-end de l'Ascension, une quarantaine de compagnies européennes envahiront places, cours, jardins, magasins et théâtres pour y déverser rêve, illusion, dérision et comédie.

Nouveauté : exit le « sou », monnaie traditionnelle du festival, remplacé par un pass jugé plus démocratique - d'autant que la moitié des spectacles seront gratuits.

On retrouvera les créations de quelques irréductibles fidèles comme la Compagnie des Bonimenteurs et leur Plus grand nain du monde, le Tof Théâtre et son Fritkot ou les Royales Marionnettes et leur Massacre des innocents. On y croisera des gueux, des charlatans, Polichinelle, des dinosaures, une chaise musicale. Même si la règle d'or reste la curiosité, il en faudra finalement peu pour être aguiché par Les portes de la connaissance des Femmes à Barbe ou La leçon de crêpes de la Compagnie Kitschenette. On en salive déjà !

« Namur en mai », du jeudi 17 au dimanche 20 mai. Pass : 10 euros (un jour), 35 (les quatre jours). Infos et réservations : 081-22.20.42, www.namurenmai.be.
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Fri, 4 May 2007 00:00:00 +0200 KERMESSE, PLUS QUE QUELQUES JOURS DORMIR http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=139 Encore quelques jours de patience.
L'ambiance est invraisemblable de gaité et de fantaisie dans ce Manège transformé en place des fêtes.
Des fleurs partout, des lampions, des bodegas et une guinguette.
Des comédiens heureux d’en être et un metteur en scène qui maîtrise.
C’est déjà un grand rendez-vous !

Il y a un concours qui tourne pour l'instant. Si vous recevez nos mailing liste, vous aurez certainement joué. Sinon, inscrivez-vous.
Et pour cette fois-ci, jouez-ici. C'est jusqu'à ce soir.

Concours
Répondez à la question suivante et remportez peut-être 2 places pour l'une des avant-premières de Kermesse, lundi 7 ou mardi 8 mai à 20h30 au Grand Manège.
Jean-Michel Frère est un metteur en scène fidèle au Théâtre de Namur. En 2000, il mettait en scène un spectacle sur les petits riens de l'existence avec Philippe Vauchel. Quel était le titre de ce spectacle?
Votre réponse ici avant vendredi 4 mai 18h00. Les bonnes réponses seront tirées au sort pour désigner les gagnants.

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Thu, 26 Apr 2007 00:00:00 +0200 PRéSENTATION DE SAISON http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=138 L'ensemble du programme 2007-2008, saison du 10e anniversaire de la rénovation du Théâtre Royal de Namur vous sera présentée en détail par Patrick Colpé et les principaux animateurs de nos autres activités.
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Tue, 24 Apr 2007 00:00:00 +0200 GAMINES, CRITIQUES http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=137 « Gamines », audacieux mais fragile
LAURENT ANCION|LE SOIR
Lundi 23 avril 2007, 11:18

Ne demandez surtout pas à Sylvie Testud de faire comme tout le monde. Après s'être lancée en écriture dès 2003, la comédienne aux deux Césars s'essaye à la mise en scène, en adaptant son dernier roman, Gamines (Le Soir du 19 avril). Le résultat, découvert sur les planches de Wolubilis, avant Namur (1), déjoue également tous les pronostics : très stylisé, un peu confus et très froid, le spectacle ne ressemble pas à son auteur, plutôt chaleureuse et attachante.

Gamines plonge dans le monde de l'enfance, peuplé de trois fillettes. L'aînée, Corinne (Aure Atika), Sibille, double de Testud (Elodie Bouchez), et Georgette, la cadette (Nathalie Beyer), évoluent dans un monde trop grand pour elles. Un vaste dallage et de hautes portes muent les personnages en pièces d'échiquier. En quinze scènes, ce décor unique sera le théâtre de leur seul désir : voir enfin leur père.

Aux côtés de ces trois comédiennes venues du cinéma, et dont le jeu en robes dorées et perruques s'avère parfois criard, un homme assume tous les rôles extérieurs. Albert Delpy, barbe blanche et profil rond, est tour à tour la tante, la mère, le curé et le père. Une belle idée qui évite la tentation documentaire, au profit d'un spectacle onirique, piqué de furtifs traits d'humour.

Même si le sujet du père manquant ne connaît pas ici un traitement convaincant, on devine l'importance qu'il revêt pour Sylvie Testud : Gamines est largement autobiographique. « Cette histoire s'est inventée alors que nous jouions La pitié dangereuse, rapporte Albert Delpy, en coulisses. Dans le public, Sylvie Testud a vu cet homme qu'elle ne connaissait qu'en photo. C'était son père. C'est alors que l'écriture s'est enclenchée. Elle nous a raconté toute l'histoire, elle écrivait toutes les nuits. Elle a d'abord écrit un roman, mais elle avait déjà la volonté de le jouer au théâtre. »

L'heure des « premières »

Bille en tête, Sylvie Testud a rêvé le spectacle avec une rare précision. « Elle avait une idée très nette de ce qu'elle voulait. Les déplacements, les lumières et l'esthétique générale étaient dessinés. A l'intérieur de ces contraintes, nous avons pu proposer des choses très librement », explique Aure Atika. Pour l'actrice, Gamines est une première expérience théâtrale, comme pour Elodie Bouchez : « Une découverte passionnante », s'enthousiasment-elles.

« J'avais commencé par des études théâtrales, essentiellement théoriques, précise Elodie Bouchez. J'ai appris à jouer sur les plateaux de cinéma. J'ai pris goût au théâtre, mais je ne sais pas quand je recommencerai. Il faut déployer une telle énergie pendant une heure et demie chaque soir ! Il faut être porté par un texte fort et un metteur en scène convaincant sinon, ça doit être très dur. J'attendrai un projet comme celui-ci pour m'y remettre. Je ne sais pas quand il viendra. Ni s'il viendra. »

Pour Albert Delpy, il est par contre sûr que Sylvie reviendra à la charge : « Elle refera des choses en théâtre. Ça la passionne trop ! Elle est douée en dessin, en jeu, en mise en scène. Son énergie est incroyable. Elle recommencera aussi à réaliser pour le cinéma. C'est le siècle des filles ! »

Si Gamines apparaît comme l'esquisse d'un langage théâtral qui doit encore trouver sa patte, Sylvie Testud marque déjà les esprits.

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"Gamines" en recherche de père
CHRISTIAN JADE | LA LIBRE
Mis en ligne le 23/04/2007

Une adaptation et mise en scène par Sylvie Testud de son troisième roman.

Sylvie Testud, vedette émouvante du film "Stupeur et tremblements" d'Alain Cormeau, d'après le roman d'Amélie Nothomb, adapte et met en scène son troisième roman. "Gamines". C'est une "autobiographie" à peine déguisée. Ses premiers écrits, "Le ciel t'aidera" et "Il n'y a pas beaucoup d'étoiles", également faits d'anecdotes autobiographiques "retravaillées", lui permettaient de prendre du recul par rapport à son métier d'actrice. "Je n'étais pas dupe, même de mes idioties. Je me moquais de moi à l'intérieur du système du cinéma."

L'adaptation de "Gamines", par l'auteure elle-même, pour le théâtre laisse un goût de trop peu. Ces trois gamines sont confrontées à la fois à une mère qui souffre et un père absent qu'on ne peut pas nommer. Elles ne peuvent pas poser la question de leur origine parce que cela ferait souffrir leur mère. Et si on ne peut pas en parler, du "il", qui obsède tout le clan, c'est peut-être qu'il est méchant, dangereux, capable de les kidnapper. S'il ne vient pas, c'est peut-être aussi parce qu'il a peur qu'on ne lui fasse du mal. Bref, elles portent une histoire qui n'est pas la leur. Et quand finalement, à plus de trente ans, elles rencontrent le père, c'est la déception : un homme gentil et inconsistant qui est comme une baudruche dégonflée, qui n'intéresse plus personne. En soi, de quoi faire une jolie comédie sentimentale, drôle ou féroce. Pourtant, le spectateur déchante assez vite.

Sur scène, les trois soeurs sont incarnées par des actrices de cinéma. Elodie Bouchez a le rôle de Sylvie, dans la vie réelle, Aure Atika joue la soeur aînée autoritaire et Nathalie Beyer la cadette un peu "criseuse".Et là déjà un problème : ces belles actrices de cinéma se révèlent des actrices de théâtre très moyennes, qui ont d'autant plus de mal à être crédibles que franchement le texte n'est ni très dramatique, ni très comique. La progression dramatique manque cruellement dans une pièce censée raconter une histoire et qui s'éparpille en une série de petites anecdotes banales. La confrontation avec le père ne débouche que sur du vide. Enfin les rôles accessoires, la mère, le père, le curé, l'amant de la mère sont joués par un seul et même acteur masculin, Albert Delpy, qui fait ce qu'il peut dans ces sous-rôles très ingrats.

Autant le dire, Sylvie Testud est une excellente actrice mais un auteur dramatique très moyen. Adapter un roman au théâtre et en plus le mettre en scène ne va pas de soi, si l'écriture théâtrale fait défaut. Ce sont des métiers qui s'apprennent patiemment. Dommage.




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Thu, 19 Apr 2007 00:00:00 +0200 GAMINES, UN AUTRE PAPIER http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=136 L'actrice se lance dans la mise en scène, en adaptant son propre roman

Testud, comme une gamine
Touche-à-tout, Sylvie Testud adapte « Gamines », son troisième roman. A voir à Bruxelles et à Namur.
ANCION,LAURENT, LE SOIR

jeudi 19 avril 2007, 10:29

A 35 ans, Sylvie Testud semble en sprint permanent. Elle signe son troisième livre, Gamines, et l'adapte pour le théâtre en dirigeant ses amies Nathalie Beyer et Elodie Bouchez. Une toute première mise en scène que le public belge va pouvoir découvrir à Bruxelles puis à Namur (1). En même temps, la comédienne française incarne Françoise Sagan au petit écran, sous la conduite de Diane Kurys. Et elle continue à jouer pour le cinéma, à peindre et à écrire !

« Ma seule angoisse, c'est le temps, avoue d'emblée l'artiste. J'ai l'impression que je n'en aurai jamais assez pour faire tout ce dont j'ai envie. Une vie ne suffit pas, il en faudrait quatre ! »

Aucun regret, ni trop-plein, dans ce commentaire : Sylvie Testud adore tout ce qu'elle fait. Et ça ne date pas d'hier. « Petite, j'étais déjà hyperactive. Je bricolais sans cesse. J'écrivais, je lisais, je chantais, je jouais. J'avais toujours une idée en tête », rigole-t-elle. Adolescente, Sylvie se rêvera comédienne en découvrant Charlotte Gainsbourg. Le succès, couronné par deux Césars, ne la détournera jamais de sa passion profonde : le « touchatisme ». « Toucher à tout, être curieuse de tout et ne jamais refaire deux fois la même chose » : voilà le credo d'une jeune fille épanouie.

Au Théâtre de la Croix-Rousse, à Lyon, Sylvie Testud vient de prendre son pied. Sa première expérience comme metteur en scène semble une vraie réussite. « Je suis ravie, lance-t-elle en pleine course. Je vais continuer à explorer la mise en scène. Quand je découvre quelque chose, il faut que je l'approfondisse... sans lâcher le reste ! » Il y a donc beaucoup de chance pour qu'elle remonte elle-même sur scène, après cette vibrante Pitié dangereuse qu'on avait pu voir la saison dernière en tournée en Belgique.

Pour l'adaptation de son roman Gamines, Sylvie Testud avait d'abord pensé au cinéma. Un grand saut derrière la caméra ? La comédienne s'y était déjà entraînée, avec talent, dans le format du court-métrage. Ce qui l'a décidée à préférer le théâtre, c'est le jeu avec la réalité : « Au cinéma, mon roman aurait été trop évident. Je voulais décoller de la forme réaliste, explorer d'autres pistes. Le décor, la lumière et le mouvement forment presque une partition chorégraphique. »

Gamines plonge dans le monde de l'enfance, univers cruel et moins enchanté que prévu, en compagnie de Corinne (Aure Atika), Sibille (Elodie Bouchez) et Georgette (Nathalie Beyer). Les trois soeurs, juste au sortir de l'enfance, évoluent dans un monde trop grand pour eux. En scène, un vaste dallage et des portes trop hautes muent les personnages en pièces d'échiquier. « La pièce raconte la position des uns par rapport aux autres », explique la jeune metteur en scène.

Dans ce jeu, une pièce manque : le père. Elevées par leur mère, les soeurs évoquent et rêvent un « Il » mystérieux. Quand il se pointera enfin, il sera bien sûr moins enchanteur que prévu.

Sylvie Testud ne s'en cache pas : tous ses livres sont largement autobiographiques. L'élégance de sa plume est de se dévoiler avec humour et décalage, sans aucun nombrilisme. C'est la charge symbolique que Testud vise, comme tout artiste : « Tous les adultes, la mère, le père disparu, le curé ou les voisins, sont joués par un seul et même comédien. Albert Delpy incarne tout ce monde extérieur qui effraie et fascine les trois soeurs. »

Sylvie Testud a-t-elle été cet enfant qui tremble ? Aujourd'hui, elle fonce tout droit et ne redoute qu'une chose : la redite. « A part le genre attendu, aucun genre ne me fait peur », affirme la jeune femme, à suivre au trot.

Gamines, du 19 au 21 avril à Wolubilis, 1200 Bruxelles (02-761.60.30), puis du 24 au 28 avril au Théâtre royal de Namur (081-22.60.26).

La pièce Gamines est parue aux Editions Mille et une Nuits, 140 p., 3,5 euros.
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Wed, 18 Apr 2007 00:00:00 +0200 GAMINES, DES PAPIERS PARTOUT http://www.theatredenamur.be/blog/post.php?id=134
> 6 pages dans Victoire (LE SOIR) ce 14 avril

Sylvie Testud et les "Trois gamines"
RENCONTRE CHRISTIAN JADE (LA LIBRE)
Mis en ligne le 18/04/2007
La vedette de "Stupeurs et tremblements" adapte et met en scène son troisième roman. "Gamines", une "autobiographie" entre trois soeurs isolées et un père fantasmé. A Bruxelles (Wolubilis), puis à Namur (Théâtre Royal).

L'actrice Sylvie Testud, déjà récompensée par deux Césars, s'adonne avec légèreté à la littérature : trois romans en quatre ans, proches de l'autobiographie romancée. Après "Il n'y a pas beaucoup d'étoiles" (Fayard, 2003) et "Le Ciel t'aidera" (Fayard, 2005), voici qu'elle met en scène son troisième roman, "Gamines", paru à l'automne 2006, toujours chez Fayard.

Rencontre pour en savoir plus sur ce désir de mettre en scène par roman ou théâtre interposé, un "moi", problématique.

Ce qui frappe chez vous, c'est le nombre de vos activités : actrice, romancière, adaptatrice et metteuse en scène. Comment faire tout ça à la fois ? Et d'abord vos premiers romans, ça parlait de quoi?

En fait, le premier roman, publié y a 5 ans, c'était une façon de prendre du recul par rapport à mon métier d'actrice, par de petites chroniques qui montraient que je n'étais pas dupe, même de mes idioties. Je me moquais de moi à l'intérieur du système du cinéma. On pourrait mettre sur ma carte d'identité, "signe particulier : complètement flippée". En même temps, je me vautre dans mes défauts pour en rire.

Vous considérez-vous comme une "écrivaine"?

Quand Amélie Nothomb, que j'ai rencontrée pour interpréter au cinéma son roman "Stupeur et tremblements", m'a traitée d'"écrivaine", ça m'a fait rigoler.

Votre troisième roman "Gamines", tourne toujours autour de vous. Avec quelle nuance?

Je regarde dans le rétroviseur pour constater que, même enfant, je n'étais pas dupe, ni de moi, ni des adultes. Je crois que je suis obnubilée par le manteau qu'on vous met sur le dos. Vos amis et votre famille sont vos pires ennemis car ils s'attendent à ce que vous soyez toujours égal à vous-même. Ça entrave en fait votre liberté de comportement. Ce manteau, même joli, est pesant.

Pourquoi avez-vous pris vos "gamines" si jeunes, entre huit et douze ans?

C'est un moment de transition, entre le monde des petites filles qui font bloc contre le monde des adultes (en une fratrie ou "sororerie", pour parler comme Ségolène Royal) et l'adolescence, où les adultes ne sont plus pris en bloc mais individuellement, ce qui permet aussi à la gamine de devenir petit à petit un individu.

Ces trois gamines sont confrontées à la fois à une mère qui souffre et un père absent qu'on ne peut pas nommer. Il y a là un double tabou à briser. Comment?

Elles ne peuvent pas poser la question de leur origine parce que cela ferait souffrir leur mère. Et si on ne peut pas en parler, du "il", qui obsède tout le clan, c'est peut-être qu'il est méchant, dangereux, capable de les kidnapper. S'il ne vient pas, c'est peut-être aussi parce qu'il a peur qu'on ne lui fasse du mal. Bref, elles portent une histoire qui n'est pas la leur.

Mais alors, c'est un cauchemar permanent?

Quand vous êtes petits, vous avez des crises d'angoisse et vous ne savez pas comment "ranger" le mal. C'est la société qui vous donne les premières clefs. Un jour, à l'école, dans un questionnaire, on m'a demandé, "profession du père". J'ai mis un petit trait. Et j'ai lu dans les yeux de la maîtresse, que j'étais un problème pour elle. Du coup, le malaise de la maîtresse, vous le reportez sur le père absent, qui devient le bouc émissaire... Mais cela peut s'inverser : certains jours, il est "forcément sublime"...

Qu'est-ce qui débloque la situation ? Les filles vont vers le père ou le père revient vers elles?

Le père vient rôder pour voir une des filles. Quand elle le voit, elle sait que c'est lui. Lui n'ose pas l'aborder et c'est elle qui provoque la rencontre. Et ce n'est pas forcément une bonne surprise...

C'est un peu une baudruche qui se dégonfle ?

Oui et non. C'est comme si vous rencontriez quelqu'un que vous redoutez, qui vous intrigue et que finalement, il se révèle charmant mais banal : il ne correspond pas du tout à ce que vous avez imaginé... Personne ne collera jamais à votre imagination enfantine.

Techniquement, dans votre pièce, il y a les trois petites filles, la mère, le père imaginé, les voisins. Mais sur scène, on ne voit que les trois filles et un acteur masculin...

J'ai pris un seul acteur pour faire l'ensemble des personnages adultes. Pour les gamines, tout ce qui n'est pas elles, le monde des adultes, c'est "l'extérieur" Et toutes les manifestations de "l'extérieur" se valent. La mère, le père disparu, l'amant de la mère, le curé, les voisins, ils sont "tout" : des objets d'interrogation ou des sources de malaise. Les faire incarner par un seul acteur a une valeur symbolique : elles ont du mal à gérer "l'extérieur".

Comment ces trois magnifiques actrices à la trentaine épanouie, Elodie Bouchez, Aure Atika et Nathalie Beyer parviennent-elles à jouer des petites filles de huit à douze ans?

Je ne leur demande évidemment pas de se faire des voix de petites filles. Les enfants sont entiers dans leur manière d'être, ils prennent tout au sérieux. Je leur demande donc de jouer même des scènes anodines (se disputer à propos du partage d'un gâteau, par exemple), comme s'il s'agissait d'une déclaration de guerre.

Et leur apparence physique?

Elles ont des cheveux très longs qui leur arrivent presque aux mollets et des petites robes dorées à volants qui s'allongent très fort lorsque, à l'épilogue, elles atteignent la trentaine comme si elles avaient grandi à l'intérieur de cette robe. Elles sont confrontées à un décor très grand, très froid, très mathématique qui écrase un peu leur enfance, alors qu'elles sont lumineuses et fortes, à l'intérieur d'elles-mêmes. Ces robes, c'est un peu ce manteau symbolique que la société nous pose sur les épaules et que nous ne parvenons jamais à habiter.

C'est plutôt rare de voir une pièce mettant en scène des enfants et qui ne soit pas vraiment écrite pour eux?

En fait, ce n'est pas une pièce sur les enfants ni pour les enfants. Elle décrit le rapport de l'enfant au monde adulte, et aussi l'enfant enfermé, qui a de la peine à trouver sa liberté puisqu'il n'a pas les outils pour y parvenir.

Bruxelles, à Wolubilis, du 19 au 21/04, 02.761.60.30.  www.wolubilis.be. A Namur, au Théâtre royal, du 24 au 28/04, 081.226.026. www.theatredenamur.be
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